les pesticides

Impact sur l’homme

Les molécules toxiques phytosanitaires présentes dans l’air peuvent pénétrer dans l’organisme par voie occulaire, respiratoire, cutanée ou digestive. Quelque soit la voie de pénétration, les pesticides sont transportés dans le sang. Ils vont être éliminés pour certain, mais la plus grande partie est stockée dans l’organisme.

90% des contaminations se font par contact direct avec la peau notamment au niveau des mains. Les mains souillées sont également responsables des contaminations par la bouche ou les yeux. Les pieds sont les premières zones à risques lors d’un traitement herbicide

Ils sont dans l’air, sur nos légumes, dans nos placards. Les pesticides ne se voient pas à l’œil nu, mais font partie de notre quotidien. Or ces substances phytosanitaires – herbicides, insecticides ou fongicides – ne sont pas anodines. Non contentes d'avoir des effets nuisibles sur l'environnement, elles ont également un impact sur notre santé.

Les risques pour les professionnels 

Pourquoi sont-ils exposés ? En manipulant, pulvérisant ou respirant des produits phytosanitaires, les professionnels se retrouvent particulièrement exposés. Canniers, maraichers, arboriculteurs forment ainsi l'une des catégories les plus à risques et les plus surveillées en la matière.

Que disent les scientifiques ? De nombreux travaux tendent à montrer l'implication des pesticides dans la survenue de certaines pathologies. En juin 2013, l'Inserm a publié une synthèse d'études basée sur trente ans de travaux épidémiologiques et toxicologiques, menés sur une population professionnelle. Le rapport met en évidence une quinzaine de pathologies dont le lien présumé avec les pesticides est classé en trois niveaux de preuves scientifiques : fort, moyen (contradictions dans les études) et faible (pas assez d'études).

Ainsi, les données récoltées font apparaître un lien fort entre l'exposition professionnelle aux pesticides et l'apparition de la maladie de Parkinson, d'un lymphome non hodgkinien, d'un cancer de la prostate ou d'un myélome multiple (sorte de cancer du sang).

Les travaux de l'Inserm montrent surtout que les adultes professionnels ne sont pas les seuls concernés. Leurs enfants, exposés in utero ou très jeunes, peuvent aussi en subir les conséquences. 

Les risques pour les riverains

Comment sont-ils exposés ? Les habitants voisins de domaines agricoles sont eux aussi concernés par les pesticides qui, après un épandage, vont être transportés dans l'air. La contamination peut se faire par voie respiratoire. Les enfants vivant à proximité de zones agricoles risquent également de toucher des plantes aspergées de gouttelettes de pesticides, puis de mettre les mains à leur bouche. De la même manière que pour les enfants de professionnels, ils peuvent aussi être exposés lors de la grossesse, "les pesticides passant la barrière placentaire"

Que disent les scientifiques ? "Dans cette deuxième catégorie, on ne sait pas grand-chose pour les adultes car les études ont surtout été menées sur l'enfant", remarque Pierre-Michel Périnaud.

Ainsi, selon certains travaux compilés par l'Inserm, les enfants exposés in utero semblent plus susceptibles de développer des leucémies, des malformations congénitales ou des troubles neurodéveloppementaux.

Les risques pour les consommateurs

Comment sont-ils exposés ? Les pesticides ne s'arrêtent pas au champ. Ils pénètrent dans les sols, mais aussi (et surtout) dans les plantes, fruits et légumes qu'ils traitent. C'est donc en mangeant des aliments traités que les consommateurs se retrouvent exposés aux produits phytosanitaires. Ils le sont aussi chez eux, à faible dose, lorsqu'ils utilisent des herbicides pour leur jardin ou des insecticides dans leur maison. 

Que disent les scientifiques ? Toutefois, l'Institut de veille sanitaire a publié, en 2013, un rapport (PDF) sur le niveau d'exposition de la population française aux pesticides. L'étude porte sur près de 400 personnes, âgées de 18 à 74 ans, et étudie trois familles de pesticides : les organochlorés (pour la plupart désormais interdits mais persistants dans l'environnement et l'organisme), les organophosphorés et les pyréthrinoïdes (utilisés pour leur action insecticide). Ses conclusions montrent que la population française est largement imprégnée (à 90%) par les organophosphorés et les pyréthrinoïdes. "Les personnes le sont sans aucun doute à des taux faibles, mais ces chiffres nous inquiètent beaucoup car, parmi ces pesticides, certains sont des perturbateurs endocriniens. Et le risque ne dépend donc pas de la dose, mais de la période à laquelle on se retrouve imprégné", souligne Pierre-Michel Périnaud. Selon lui, la grossesse et l'enfance (jusqu'à la fin de la puberté) sont donc des moments où il faut être  particulièrement vigilant.

Comment les pesticides affectent-ils notre santé ?

Les molécules toxiques phytosanitaires présentes dans l’air peuvent pénétrer dans l’organisme par voie occulaire, respiratoire, cutanée ou digestive. Quelque soit la voie de pénétration, les pesticides sont transportés dans le sang. Ils vont être éliminés pour certain, mais la plus grande partie est stockée dans l’organisme.

90% des contaminations se font par contact direct avec la peau notamment au niveau des mains. Les mains souillées sont également responsables des contaminations par la bouche ou les yeux. Les pieds sont les premières zones à risques lors d’un traitement herbicide

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